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Les œuvres d'art disparues du parc Josaphat : Cendrillon, Tijl Uylenspiegel et les autres

11 uur geleden
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Le parc Josaphat est l'un des lieux que les Schaerbeekois aiment le plus. Des étangs, des sentiers entre les rochers, de vieux arbres et, cachée dans les massifs, une véritable galerie d'art en plein air. Au fil des années, certaines de ses statues ont disparu. Voici leur histoire, jusqu'aux dernières nouvelles, et les raisons d'être optimiste.

Un musée à ciel ouvert depuis 1904

Le parc a été dessiné par l'architecte paysagiste Edmond Galoppin et inauguré en 1904, en présence du roi Léopold II. Il est classé depuis 1974 et a été restauré entre 2006 et 2011. Il couvre aujourd'hui une vingtaine d'hectares.

Le dossier de classement recense 17 sculptures et monuments dans le parc : des bronzes, des bustes d'écrivains, des médaillons de peintres, une fontaine en marbre. Beaucoup de promeneurs passent devant chaque jour sans savoir qui les a réalisés, ni ce qui manque.

Le saviez-vous ? Avant même la création du parc, la vallée de Josaphat attirait les artistes. Hippolyte Boulenger a peint la Vallée de Josaphat à Schaerbeek en 1868. Le tableau est aujourd'hui conservé au Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers (KMSKA).

Tableau de la vallée de Josaphat à Schaerbeek par Hippolyte Boulenger, 1868
Hippolyte Boulenger, Vallée de Josaphat à Schaerbeek, 1868. KMSKA, CC0, via Wikimedia Commons.

Cendrillon : volée en mai 2026

Beaucoup de familles schaerbeekoises la connaissent. Une petite Cendrillon en bronze, assise, un soufflet dans les mains, perdue dans ses rêves, près du kiosque.

Statue en bronze de Cendrillon par Edmond Lefever au parc Josaphat, Schaerbeek
Cendrillon d'Edmond Lefever au parc Josaphat. Photo : Michel wal, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Elle est l'œuvre d'Edmond Lefever (1839–1911), sculpteur né à Ypres. Le bronze date de 1881. Le musée communal l'a acheté en 1905 pour 5.000 francs, dont la moitié payée par l'État. Elle se trouvait dans le parc depuis lors.

En mai 2026, une promeneuse a découvert le socle vide. Il ne restait que les pieds de Cendrillon. La même semaine, le mémorial à Todor Anguelov a été volé et le buste de l'ancien bourgmestre Raymond Foucart a été renversé, tous deux avenue Raymond Foucart. La zone de police Bruxelles-Nord a dressé des procès-verbaux, une enquête judiciaire a été ouverte et la commune a porté plainte. Bruxelles connaît une vague de vols de bronze en 2026, de la fontaine de Neptune à Laeken au buste du roi Albert Ier à Molenbeek.

La bonne nouvelle : le Fonds pour le Patrimoine de Schaerbeek, géré par la Fondation Roi Baudouin avec la commune, a lancé un projet pour replacer une copie de Cendrillon à son emplacement dans le parc. Chacun peut le soutenir par un don.

Peu de gens le savent : notre Cendrillon n'était pas un exemplaire unique. Il existe un second bronze de même taille, et une version plus petite en céramique, de 1888, est conservée par le musée d'Ypres.

Tijl Uylenspiegel : détruit en 1987, son socle est toujours là

Tijl Uylenspiegel, le héros espiègle du folklore flamand, était autrefois caché dans les taillis du parc, assis sous son capuchon, les bras autour des genoux.

La statue a été réalisée en 1954 par Eugène Canneel (1882–1966), sculpteur né à Saint-Gilles et décédé à Schaerbeek. Elle était en simili-pierre. La plume de son bonnet était souvent volée, et souvent remplacée. En 1987, des vandales ont détruit la statue.

Regardez bien près du pigeonnier du parc, une construction en rocaille édifiée entre 1905 et 1914 : le socle de Tijl s'y trouve toujours. La prochaine fois que vous passerez par là, vous saurez ce qui s'y dressait.

Statue de Tijl Uylenspiegel par Eugène Canneel au parc Josaphat, Schaerbeek
Tijl Uylenspiegel d'Eugène Canneel (1954), parc Josaphat. Photo : Fonds local de Schaerbeek.
Statue de Tijl Uylenspiegel sous la neige au parc Josaphat
Tijl Uylenspiegel sous la neige, parc Josaphat. Photo : Fonds local de Schaerbeek.
Morceaux de la statue de Tijl Uylenspiegel au parc Josaphat, détruite en 1987
La statue après sa destruction par des vandales en 1987. Photo : Fonds local de Schaerbeek.

Les Joies du printemps : déplacée, pas perdue

Certaines statues ont quitté le parc et sont toujours parmi nous. Les Joies du printemps, également d'Eugène Canneel, se trouvait autrefois au parc Josaphat, comme le montrent d'anciennes cartes postales. Après la destruction de Tijl en 1987, elle a été déplacée hors du parc. Elle se dresse aujourd'hui au centre du square des Griottiers, à la rencontre des avenues Émile Max, Milcamps et Félix Marchal.

Canneel n'a pourtant pas complètement quitté le parc. Sa Cariatide, en pierre reconstituée blanche, y est installée dans un écrin de briques depuis 1968.

Statue Les Joies du printemps d'Eugène Canneel, square des Griottiers, Schaerbeek
Les Joies du printemps d'Eugène Canneel, square des Griottiers. Photo : Varech, domaine public, via Wikimedia Commons.

Abîmées ou volées : les autres œuvres blessées

  • Le mémorial Léon Frédéric. Un médaillon en bronze du peintre, signé Jules Lagae, ornait d'abord sa maison au 232 chaussée de Haecht. Après la démolition de la maison, il a été placé sur une pierre dans le parc, inaugurée le 6 mai 1972. Le médaillon a depuis été volé. Personne ne semble savoir exactement quand. Si vous vous en souvenez, dites-le-moi.

  • Le monument à Georges Eekhoud. Réalisé par Joseph Witterwulghe en 1930, il rend hommage à l'écrivain avec un médaillon et une allégorie de la Campine. L'allégorie a perdu sa tête.

  • Philippe Baucq. Le premier monument à ce héros de la résistance de 1914–1918 se trouvait place de Jamblinne de Meux. L'occupant allemand l'a détruit en 1940. Un nouveau mémorial de Jacques Nisot a été installé dans le parc en 1973.

Monument à l'écrivain Georges Eekhoud au parc Josaphat, Schaerbeek
Monument à Georges Eekhoud par Joseph Witterwulghe, parc Josaphat. Photo : Lumixbx, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Toujours debout : une balade pour voir ce qui reste

La bonne nouvelle, c'est que l'essentiel de la collection est toujours là. L'Élagueur (1895) et Ève et le Serpent (1890) d'Albert Desenfans, Borée de Joseph Van Hamme (plâtre de 1904, bronze de 1922, autrefois doré), les bustes d'Émile Verhaeren et d'Albert Giraud, La Maternité de Maurice de Korte et la Fontaine d'Amour de Mon De Rijck vous attendent. Prenez une heure un dimanche, partez du kiosque et partez à leur recherche.

Pourquoi c'est important pour moi

Le patrimoine est l'une de mes priorités comme conseiller communal. Ces statues racontent l'histoire de Schaerbeek, de ses artistes et des familles qui se promènent dans le parc. Les protéger est une mission partagée : la commune, la police, le Fonds pour le Patrimoine et nous tous qui fréquentons le parc.

Ce que vous pouvez faire

  • Soutenir la copie de Cendrillon via le Fonds pour le Patrimoine de Schaerbeek (Fondation Roi Baudouin).

  • Signaler toute dégradation d'une statue à la commune ou aux gardiens du parc.

  • Vous avez d'anciennes photos de Tijl, de Cendrillon ou des Joies du printemps ? Envoyez-les-moi. Je serai ravi de les partager avec vous.

Questions fréquentes

La statue de Cendrillon du parc Josaphat a-t-elle été volée ?

Oui. Le bronze d'Edmond Lefever a été volé en mai 2026. Seuls les pieds sont restés sur le socle. Une enquête est en cours.

Cendrillon va-t-elle revenir ?

Le Fonds pour le Patrimoine de Schaerbeek (Fondation Roi Baudouin) a lancé un projet pour installer une copie dans le parc.

Où se trouvait la statue de Tijl Uylenspiegel ?

Près du pigeonnier du parc Josaphat. Elle a été détruite par des vandales en 1987. Son socle est toujours en place.

Où se trouve aujourd'hui la statue Les Joies du printemps ?

Au square des Griottiers, à Schaerbeek. Elle se trouvait au parc Josaphat et a été déplacée après la destruction de Tijl Uylenspiegel en 1987.

Combien de sculptures compte le parc Josaphat ?

Le dossier de classement recense 17 sculptures et monuments.

 
 
 
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